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Nom du blog :
universmagique
Description du blog :
Vous trouverez nos créations littéraires, un univers fantastique que vous ne voudrez plus quitter.
Catégorie :
Blog Art
Date de création :
10.08.2008
Dernière mise à jour :
12.11.2009

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l'illustration est magnifique et l'histoire intéressante. ....
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un doux parfum délicat...
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elle son belle lé hirondelles...
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c'est une histoire vraiment captivante. j'ai adoré ma lecture...
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le parfum de l’amour est la plus belle chose au monde du moment que la fleur de l’amour ne fane jamais. ...
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Par Anonyme, le 29.07.2009

un magnifique château et une belle histoire......
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Par gris27, le 25.07.2009

très belle poésie, j'adore ces deux vers: la flèche de la passion, se loge dans notre cœur ô vision d'un pon...
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Par Fialyne, le 25.07.2009

ce livre me donne vraiment envhie de le lire...
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Par Anonyme, le 24.07.2009

c’est une image magnifique ont voie l'amour qu’ils ont l'un pour l'autre. dans ce livre vous mélangez la scien...
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Par Anonyme, le 27.06.2009

parfois cette fleur fane car l'être aimé part ou que l'on quitte ses amis les pleurs arrivent car ont sait que...
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Par Anonyme, le 27.06.2009

ce hérisson est vraiment mignion...
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Par Anonyme, le 24.06.2009

des hirondelles sont magnifiquehttp ://braeckmanss oph334.centerb log.net...
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une aventure palpitante à rome......
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c'est t'un trés beau poéme...
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elles sont super belle les hirondelle...
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Par Anonyme, le 22.06.2009

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Plus de passage...

Publié le 12/11/2009 à 15:08 par universmagique
Plus de passage...
http://www.edilivre.com/doc/15365/Le-passage/Vomscheid-Corinne-Gehenot-Richard-et

Un lien pour lire les premiers chapitres avec illustrations de couverture... une lecture à l'écran comme un véritable livre..



Chapitre 11 : Amélia

Publié le 08/11/2009 à 18:34 par universmagique
Chapitre 11 : Amélia
Lorsque nous ouvrîmes nos volets ce matin-là, nous ne savions pas encore que c'était la dernière fois de notre vie que nous nous réveillions paisiblement. Éblouie par les rayons du soleil, je me frottai les yeux pour m'assurer que je ne rêvais pas. Quelle ne fut pas ma stupeur de constater dans notre jardin la présence d'une petite fille de tout au plus cinq ans, assise au milieu de la pelouse, l'air hagard. Elle se balançait de droite à gauche, tenant serrée contre sa poitrine une petite boîte bien mystérieuse. Je l'observai un moment, les yeux écarquillés, et me décidai à prévenir Fael.

— Fael ! Viens voir, il y a une enfant qui est perdue dans notre jardin.

— Une enfant ? répéta-t-il, incrédule, en se penchant par-dessus la rambarde des escaliers.

— Je t'assure que je ne te raconte pas des sornettes. Viens regarder de tes propres yeux ! soupirai-je.

Fael descendit alors les marches quatre à quatre et se glissa à mes côtés.

— C'est vrai qu'il y a une gamine chez nous ! Qu'est-ce qu'elle peut bien fabriquer ici à une heure si matinale ? Le mieux c'est d'aller lui demander.

Je suivis Fael, habituée à me plier à ses quatre volontés. Nous nous approchâmes de l'enfant à pas feutrés, ne voulant pas l'effrayer. Elle ne réagit pas à notre présence, et continua à se dandiner de droite à gauche en chantonnant une curieuse mélodie.

— De plus en plus étrange cette histoire ! s'exclama Fael en posant les mains sur ses hanches. Ne manquait plus que ça ! Tu as vu comment elle sert cette boîte contre elle ?

Je lui répondis par un signe de tête. Fael tendit sa main vers la fillette, mais cette dernière resta sans réaction.

— Comment t'appelles-tu ? demanda-t-il avec douceur.

Aucune réponse.

— On est bien avancé ! railla-t-il en haussant les épaules.

Je me penchai vers elle, posant ma main délicatement sur son épaule. Elle leva enfin les yeux vers moi, son regard avait une lueur étrange que je n'avais jamais rencontrée chez aucun être humain jusqu'à ce jour.

— Dis-nous qui tu es, dis-je à mon tour avec toute la douceur dont j'étais capable.

— Ce n'est pas la peine d'insister, tu vois bien qu'elle refuse de parler ! s'énerva Fael.

— Que fait-on alors ? Tu as une idée ?

— On n'a qu'à l'emmener à l'intérieur, on serait tout de même mieux que dans le jardin à la vue de tout le quartier. Les cancans vont vite dans le coin !

C'est ainsi que Fael prit la fillette par les épaules et la guida vers l'entrée de notre maison. À mon grand étonnement, elle se laissa faire. Fael lui montra notre sofa et l'enfant s'y installa, gardant tout aussi précieusement contre elle cette curieuse boîte.

— Tu as vu cette boîte qu'elle tient fermement contre elle ? Elle semble y tenir très fort, fis-je remarquer.

— C'est vrai qu'elle a l'air d'y être très attachée... Tu peux la poser sur la table, proposa Fael en faisant signe de le lui prendre.

La fillette secoua la tête et resserra son étreinte. Elle semblait terrorisée. Pour la réconforter, j'allai à la cuisine chercher un paquet de biscuits et un verre de lait, puis posai le tout sur la table devant elle. La fillette regarda les gâteaux, envieuse, mais n'osa pas se servir. Elle ne voulait pas poser sa boîte, et c'était pourtant la seule condition pour qu'elle puisse extraire un gâteau du paquet. Je lui montrai alors ses genoux, elle comprit mon allusion et se décida à mettre l'objet précieux là où je le lui avais indiqué. Elle tendit sa petite main en direction du verre de lait et but d'une traite le liquide.

— Tu peux aussi prendre des gâteaux, lui dis-je en lui désignant le paquet en souriant.

Elle en prit un, puis un autre, et au final, il ne resta qu'un quart du paquet. Rassasiée, elle semblait plus rassurée qu'à son arrivée.

— C'est bien beau tout ça, s'impatienta Fael, mais ça ne nous dit pas qui elle est, et ce qu'elle faisait sur notre terrain.

— Peut-être sera-t-elle plus disposée à parler maintenant que nous avons gagné un peu sa confiance.

Nous allions lui reposer les questions auxquelles nous n'avions pas eu de réponse une heure plus tôt quand un phénomène inattendu nous coupa dans notre élan. Les petites pierres qui ornaient la boîte que la fillette gardait précieusement sur elle s'illuminèrent. Le visage de l'enfant changea d'expression à cette soudaine animation : son regard était plus brillant que jamais. Elle souleva le couvercle ; une musique se fit entendre, c'était la même mélodie que celle qu'elle fredonnait quand je m'étais approchée d'elle. L'enfant se mit à nouveau à chantonner, et le miroir posé sur la paroi intérieure du couvercle projeta un immense écran en trois dimensions qui nous montrait un univers inconnu. Fael et moi-même eûmes à peine le temps de prendre conscience de ce qui se déroulait dans notre salon que la fillette tendit la main vers l'écran qui l'absorba. Elle s'éclipsa sous nos yeux ébahis... »

Mélina fit une pause dans sa lecture pour reprendre son souffle et regarda Adis, en attente d'une réaction de sa part. Le jeune homme était stupéfait d'apprendre que ses grand-parents étaient impliqués dans cette histoire de boîte à musique, celle qu'il recherchait avidement depuis si longtemps. Mais il ne comprenait pas que ce carnet, à l'évidence le journal intime de sa grand-mère, se trouvait dans le monde de Mélina... cet univers n'était pas le monde d'origine de ses aïeuls. Pourquoi Mélina l'avait-elle alors retrouvé dans son grenier ?

— Adis, ne sois donc pas si impatient, nous ne sommes qu'au début de notre lecture... la suite du carnet va certainement nous éclairer. Tu as vu ce passage ? Il est daté du 08 juin 1976 et dans les pages qui suivent, nous en avons un autre écrit deux ans plus tard en mai 1978.
Mélina poursuivit la lecture du carnet, le menton d'Adis posé sur son épaule. Il était heureux de prendre connaissance de ces éléments en compagnie de la jeune femme. Il est certain que le jeune homme n'aurait pas réagi aussi sereinement à cette lecture s'il avait été seul. La présence de Mélina lui apportait une certaine quiétude, celle de ne plus se savoir seul, quoi qu'il advienne, et aussi la possibilité de partager ses craintes avec elle.

« ... Nous n'eûmes plus de nouvelles de la fillette durant dix mois. Fael et moi-même parlâmes de cet étrange incident durant nos longues soirées d'hiver devant un bon feu de cheminée, sans réussir à trouver une explication rationnelle à ce phénomène. Les mois passant, nous finîmes par l'oublier. Mais par une belle matinée de printemps, alors que je m'occupais de tailler mes rosiers, la fillette surgit devant moi de façon quasi instantanée. Je ressentis seulement un important courant d'air tiède se lever, puis le bruit d'un souffle bien trop fort pour seulement être celui du vent. Et l'enfant fut là, tout à coup, droite comme un « i », la boîte à musique dans ses mains. Elle m'observait avec un sourire timide. Puis elle passa devant moi pour se rendre tout naturellement dans le séjour et s'installer exactement au même endroit que la première fois. Elle attendait. Je finis par comprendre son souhait et revins rapidement avec un verre de lait et les cookies que j'avais confectionnés le matin même. La fillette était ravie. Elle posa sa boîte à côté d'elle, sur le canapé, à mon plus grand étonnement. Quand elle eut terminé son goûter, je me risquai à lui reposer les mêmes questions.

— Dis-moi qui tu es et pourquoi tu reviens sans cesse dans notre jardin ?

— Perdue dans le temps, répondit-elle.

Je fronçai les sourcils, pas certaine d'avoir saisi son message. Elle le remarqua et répéta :

— Perdue, maman... papa...

— Où sont-ils ton papa et ta maman ?

— Loin, très loin... dans la boîte.

— Dans la boîte ? répétai-je, perplexe.

La fillette acquiesça d'un signe de tête, puis ne dit plus un mot.

— Dis voir, ma chérie, tu dois bien avoir un petit nom ? fis-je en prenant délicatement sa main.

— Amélia.

— Amélia ! Quel joli prénom, il te va bien en tout cas.

— C'est ma maman qui me l'a donné. Elle m'a expliqué qu'elle m'avait donné ce nom, car j'aime me réfugier loin de la réalité et me plonger dans mes rêves. Elle dit que c'est le sens de mon prénom.

— Elle a fait un choix excellent, tu sais. Et quel âge as-tu ?

— Je suis née le 25 juillet 1971.

— Tu vas alors bientôt avoir sept ans.

C'est à ce moment que Fael fit son entrée dans le salon. En voyant la fillette, ses yeux s'arrondirent d'effarement.

— Elle s'appelle Amélia, dis-je simplement.

Je lui racontai comment elle était subitement arrivée dans notre jardin. Fael me crut bien sûr, il avait assisté comme moi à cet étrange phénomène de la boîte à musique dans le salon.

— Et maintenant, qu'allons-nous faire d'elle ?

— Pour le moment, veiller sur elle, nous n'avons pas vraiment le choix. Ce n'est qu'une gamine de tout juste sept ans. On ne peut pas la laisser dans la nature.

— Nous devrions avertir la police, tu ne crois pas ?

— Tu n'y songes pas ! rétorquai-je. Tu as bien vu la même chose que moi. Cette gamine possède une boîte très particulière que beaucoup de monde convoiterait si les gens apprenaient son existence. Il faut avant tout la préserver des personnes malintentionnées. Le mieux est de lui aménager une chambre à l'étage et de nous occuper d'elle en attendant d'en savoir plus. Elle est moins craintive que la première fois, nous finirons bien par connaître l'enjeu de cette boîte. Et nous agirons ensuite.

Fael poussa un soupir que je ne connaissais que trop bien : c'était celui qui cède de bonne grâce, mais qui n'est pas pour autant convaincu de la décision prise.

— Que va-t-on raconter aux voisins ? Ils vont bien voir qu'on héberge une gamine !

— On n'aura qu'à leur dire qu'il s'agit de notre petite-fille.

Fael se frotta le menton et abdiqua. Cela me faisait drôle d'avoir à nouveau une enfant à la maison. Il y avait longtemps que je n'avais plus endossé une telle responsabilité. La petite fut donc installée au premier étage. Elle s'adapta plus rapidement que je ne le pensais à son nouvel environnement. Les semaines, les mois, puis une année s'écoulèrent sans que rien de nouveau ne se produisit. Amélia trouvait ses repères au sein de notre maison et s'y sentait comme chez elle. Mais je voyais bien qu'il lui manquait quelque chose pour être vraiment heureuse. C'est ainsi que je me décidai un matin à lui parler. Elle allait bientôt avoir huit ans et résidait chez nous depuis plus d'un an. Elle communiquait principalement avec moi, Fael l'intimidait beaucoup, et je compris rapidement qu'elle me considérait comme sa confidente.

— Ma chérie, lui dis-je, en lui faisant une accolade, dis-moi ce qui te chagrine tant. Je vois bien que tu es triste.

— J'aimerais rejoindre ma maman, je sens qu'elle m'appelle et qu'elle a besoin de moi, avoua-t-elle tristement. Mais elle est si loin... elle se trouve dans l'autre monde, le monde de la boîte... ou peut-être celui de la forêt de Haye.

— Celui de la forêt de Haye ? répétai-je, consternée.

— Viens, me dit-elle, je vais te montrer. C'est là qu'il y a une déchirure dans l'espace temps, précisa-t-elle.

Elle avait une façon de s'exprimer déconcertante. Ses discours étaient toujours mûrement réfléchis. Amélia était bien plus mature que la plupart des enfants de son âge, et indépendante. Je l'avais vue plusieurs fois partir seule dans les bois pour ne revenir que très tard le soir. J'avais même le sentiment qu'elle avait des capacités sensorielles très développées et un esprit d'analyse affiné. Elle ne se perdait jamais et était très perspicace dans ce qu'elle entreprenait.

Nous traversâmes Maron, le village où Fael et moi habitions, puis Amélia me conduisit au cœur de la forêt où nous sillonnâmes plusieurs sentiers avant de parvenir au milieu d'une clairière.

— Tu vois, c'est là.

— Mais qu'il y a-t-il donc ici ? Sois plus explicite, ma chérie, je ne comprends pas.

— J'ai vu avant-hier, en venant me promener dans les bois, un trou qui devenait de plus en plus grand et qui est devenu lumineux.

— Quel genre de trou ? demandai-je, perplexe.

— Comme si la forêt s'ouvrait sur un immense couloir de lumière et créait un trou dans le paysage.

Je la regardai en silence, pensant tout à coup à la théorie d'Einstein selon laquelle l'espace-temps pouvait être incurvé. Était-il possible que le phénomène aperçu par Amélia fasse allusion à cette déchirure dans l'espace-temps ? Cela me semblait si peu réaliste que je préférai penser qu'Amélia avait tout imaginé. Mais sa dernière remarque remit en cause mes propres doutes.

— Regarde ! me dit-elle en ouvrant délicatement sa boîte à musique qu'elle gardait toujours précieusement sur elle. Quand je l'ouvre, on dirait que le miroir du couvercle communique avec ce couloir lumineux.

Je m'approchai alors du miroir et l'observai, intriguée. Ce que je vis me dérouta. Le miroir n'avait rien d'un miroir ordinaire. On n'y voyait pas son propre reflet, mais la personne qui se trouvait de l'autre côté.

— C'est ma maman ! s'exclama Amélia en pointant son doigt sur l'image. Elle m'attend, je le vois dans ses yeux.

— Et tu ne sais pas comment la rejoindre ?

— J'ai bien une idée, fit Amélia d'un ton ingénieux, mais j'ai peur d'y aller seule. La dernière fois, je ne me suis pas tout de suite retrouvée près de maman. Ce sont les méchants qui m'ont accueillie.

— Quel genre de méchants ?

Amélia allait répondre quand la femme dans le miroir cria quelque chose à l'intention d'Amélia.

— Ne commets pas la même erreur que la dernière fois, ma chérie. La boîte à musique est là pour t'orienter. Regarde sur le socle, tu as divers idéogrammes. Oriente les yeux de la danseuse face au miroir vers le symbole du soleil et dirige la boîte avec le miroir orienté vers le couloir de lumière.

Amélia obéit telle une machine sans chercher à comprendre, elle avait l'air hypnotisée par les paroles de sa mère. Elle orienta le miroir dans le prolongement du couloir lumineux et le faisceau qui sortit de la boîte se combina au tourbillon de lumière qui devenait de plus en plus important. Je sentis à cet instant qu'une grosse masse d'air nous soulevait du sol et nous transportait à l'intérieur de ce monde inconnu. Quand je repris conscience, je ne reconnus pas mon environnement, mais Amélia était toujours à mes côtés. Son visage rayonnait de bonheur, tandis que le mien n'exprimait plus que le désarroi. J'éprouvai une panique grandissante à la vue de ce qui m'entourait. Où étais-je parvenue ?.

Corinne Vomscheid , Mystère dans la forêt de Haye

Le passage en version papier

Publié le 03/11/2009 à 21:29 par universmagique



à découvrir sur edilivre.com

Le passage de Corinne Vomscheid et Richard Gehenot

Animaux en détresse

Publié le 02/10/2009 à 14:18 par universmagique
Animaux en détresse
en cliquant sur ce site, vous aidez les animaux en détresse.

http://www.actuanimaux.com

Histoire de loup

Publié le 13/09/2009 à 17:01 par universmagique
Histoire de loup
Histoire de loup...

Lauréat (4ème prix) du 13ème Festival de Bandes Dessinées à Gisors...



Enfin dans les kiosques...

Publié le 28/08/2009 à 10:05 par universmagique
Enfin les voilà sur papier... "le début d'une nouvelle ère"
"A l'aube d'un renouveau" et
"les routes du paradis"



http://www.priceminister.com/s/vomscheid

http://www.priceminister.com/offer/buy/83869413/richard-gehenot-a-l-aube-d-un-renouveau-livre.html

http://www.priceminister.com/offer/buy/83869395/richard-gehenot-les-routes-du-paradis-livre.html

Extrait du chapitre 2 : En forêt

Publié le 23/08/2009 à 16:32 par universmagique
Extrait du chapitre 2 : En forêt
En arrivant à l'orée de la forêt, Mélina huma le parfum délicat des feuilles recouvertes de gouttelettes, qui venait agréablement chatouiller ses narines. Se ressourcer au cœur de la nature était le meilleur moyen pour se refaire une santé. Les premiers chemins qu'elle sillonna étaient dégagés, la plupart étaient recouverts de gravillons facilitant la marche. Elle s'arrêtait de temps à autre pour contempler quelque arbuste au feuillage original et reprenait son parcours le cœur léger. Mélina se laissait guider par cette flore enchanteresse, ayant l'impression d'être envoûtée par ces diverses allées qu'elle parcourait depuis un certain temps. Elle n'aurait pas été capable de décrire ce qu'elle éprouvait, mais elle se sentait transportée dans un état second, une émotion nouvelle à ce jour. Ces arbres aux formes singulières la fascinaient, ils semblaient lui parler au milieu du bruissement des feuilles et du craquement des branches se mouvant au souffle de la brise légère. Le soleil commençait à décliner, il disparaissait timidement derrière les arbres, il ferait bientôt nuit. Melina, poussée par une force inconnue, poursuivit malgré tout son excursion et s'aventura sur des sentiers plus difficiles d'accès dont la végétation devenait de plus en plus dense au point de devenir quasiment infranchissable.

Derrière elle, les arbres, comme par enchantement, semblaient se resserrer, l'empêchant de retrouver son chemin. Mais elle n'en avait nullement conscience. Elle continuait à traverser la forêt, s'engouffrant dans des zones de plus en plus sombres. Comme hypnotisée, elle avançait sans savoir où elle allait. Tout à coup, elle crut entendre un bruit incongru qui la sortit de sa torpeur. Elle s'arrêta alors, scrutant l'horizon, mais ne vit que ces arbres aux formes de plus en plus inquiétantes à mesure que la nuit tombait. Elle se remit à marcher, faisant craquer sous ses pieds les branches mortes qui obstruaient la route, puis soudain se figea. Mélina entendit à nouveau le bruit qui ressemblait à une sorte de hurlement. Les battements de son cœur s'accélèrent et l'angoisse la saisit. Elle venait de prendre conscience qu'elle était seule au milieu d'une forêt inconnue. La jeune femme n'aurait même pas su dire où elle était exactement. Elle savait seulement qu'elle marchait depuis au moins deux heures, car le soleil avait fait place aux ténèbres.

— Qui est là ? demanda-t-elle d'un ton paniqué en pivotant sur elle-même.

Mélina n'eut en retour que l'écho de sa propre voix, l'absence de bruit l'oppressa. Elle n'osait plus bouger et regrettait désormais de s'être aventurée aussi loin. « Quelle imbécile je suis ! » se dit la jeune femme. « Je n'aurais jamais dû me laisser séduire par la beauté de cette flore ! »

Corinne Vomscheid , Mystère dans la forêt de Haye

Messages codés

Publié le 23/07/2009 à 18:48 par universmagique
Messages codés
Bientôt un nouveau roman à découvrir... la vie exceptionnelle d'un couple qui doit faire face aux rudes épreuves que lui inflige le destin avant de pouvoir vivre enfin leur amour au grand jour...

Chapitre 16 : Locuste

Publié le 21/07/2009 à 13:43 par universmagique
Chapitre 16 : Locuste
Locuste pêchait en bordure d'un petit lac noir. Elle aimait se trouver seule au milieu de l'immense forêt pour en ressentir ses vibrations. Les animaux sauvages ne s'approchaient pas d'elle. Il émanait de Locuste une aura mystérieuse amplifiée par l'atmosphère inquiétante de la forêt. Le soleil se levait au-dessus du lac et se reflétait dans ses eaux troubles. Locuste regarda la boule de feu monter au centre de l'horizon avec cette pensée d'une puissance céleste hors de portée de main qu'elle enviait. Un jour, elle voyagerait dans les étoiles pour les explorer. Au fur et à mesure de l'augmentation de l'intensité, Locuste remarqua dans le ciel un point lumineux grossir à l'horizon. Elle vivait depuis si longtemps au milieu de la forêt qu'elle en avait oublié que les phénomènes pouvaient venir du ciel.
Toute sa famille était sur ce petit îlot recouvert d'une luxuriante végétation. Quand elle était isolée, de curieuses images surgissaient dans sa tête. Elle voyait dans le ciel un combat inégal, la fuite d'une sphère avec un messager à bord. Locuste savait que le point lumineux n'était pas un objet céleste ordinaire.
La surface du canot se consumait dans l'atmosphère, il se rapprocha du sol à une vive allure. Les ralentisseurs inertiels hors d'usage avaient pris feu, la catastrophe était inévitable. Une traînée noirâtre sortait aussi des entrailles du module. Elle sentait la vie à l'intérieur de la sphère. Locuste se leva et courut vers le lieu de l'impact, abandonnant ses articles de pêche sans regret. Elle éprouvait un sentiment intense qui la poussait à aider l'être fragile enfermé dans la sphère. Des souvenirs lointains lui revenaient en mémoire. Elle découvrait qu'elle n'avait pas toujours vécu sur ce petit coin de forêt. Le nom de Cueva ne lui était plus inconnu, avec lui toute une foule d'impressions.
Locuste grimpa sur le plus haut des arbres pour savoir où la boule de feu s'abattrait. Un large sillon écrasa la cime des arbres enneigés. L'air avait frotté contre les parois du canot, celles-ci commençaient à brûler. Le revêtement de plastique était traité de telle façon qu'il pouvait résister à de plus fortes températures. Par contre la végétation proche n'était pas protégée. L'incendie se circonscrit tout de même au contact de la neige. Locuste était rassurée, un brasier ne risquait pas de dévorer toute la forêt. Elle savait qu'il lui faudrait deux heures pour rejoindre le lieu de l'accident. Elle souhaitait que le passager reste à bord. Il ne connaissait pas le danger de cette forêt.
Le canot s'était écrasé au milieu des marais. Le péril était encore plus grand. Une tache lumineuse éclaira le visage de Bongo. La lumière vive le réveillait mieux qu'une douche froide. Le petit hublot brisé laissa passer les premiers rayons du soleil. Le naufragé était toujours dans le canot au milieu de fils électriques arrachés par le choc de l'accident. Une odeur de brûlé empestait l'habitacle. Bongo avait perdu la petite boîte contenant les anneaux. Cela le chagrinait tant qu'il se sentit coupable d'un crime. Il remarqua un trou dans la cloison, le choc avec le sol avait expulsé des débris vers l'extérieur. Bongo se releva et franchit le trou. La porte, hors d'usage, refusa obstinément de s'ouvrir. Il bénit un antique dieu païen d'avoir provoqué cette ouverture, car sans elle il serait enfermé à bord. Bongo tourna autour des restes du canot. Il trouva miraculeusement la petite boîte contenant les anneaux enfoncée dans de la neige. Sa joie fut de courte durée, des cris d'animaux sauvages lui arrivaient aux oreilles. Jamais il n'avait foulé de la terre, ayant toujours vécu sur son navire. Il était inquiet, il avait perdu tous ses points de repère. Les cris des animaux se rapprochaient, Bongo serra fort la boîte dans ses mains en se demandant ce qu'il pouvait faire.
Le naufragé s'éloigna du canot pour chercher un chemin qui menait à une zone peuplée, notamment à un port grouillant de navires. Il devait trouver l'ancien apprenti de Cueva pouvant le débarrasser des anneaux. Bongo saisit la petite boîte, il suivit le fleuve dans l'espoir de trouver une barque abandonnée. Un fauve surgit près du canot, renifla des traces de sang sur un disque de métal brisé, puis rugit et courut vers le fleuve.
Locuste arriva près des restes de la sphère qu'elle toucha. Ce contact éveilla en elle des souvenirs. Elle hurla de douleur, car elle perçut la souffrance de milliers de personnes. Son maitre, Cueva, lui avait touché le front pour provoquer une amnésie temporaire. Elle revoyait désormais son adoption en tant qu'adulte au sein du peuple des arbres. Elle avait été abandonnée au milieu de la forêt. Locuste savait maintenant pourquoi elle devait aider ce voyageur solitaire, il était le détenteur des anneaux de puissance.
La jeune femme solitaire s'approcha des restes du canot. « Il ne se trouvait plus à l'intérieur » comme elle le pensait. Locuste découvrit une trace de félin des marais qui l'inquiétait beaucoup plus que la disparition du bonhomme. Ces animaux étaient féroces, et suivaient leur proie durant des semaines afin d'assouvir leur faim. Locuste courut derrière la piste, et ôta son gant. Elle portait à son doigt un anneau, le même que ceux de son ancien maître. Elle n'avait jamais réussi à l'enlever. Locuste portait les gants pour éviter d'attirer l'attention de la milice locale. Une personne en haillon avec un anneau d'or était fortement suspecte.
Elle n'était jamais tombée malade depuis qu'elle vivait au milieu de ce peuple. Elle avait vu vieillir les enfants de ses amis qui avaient le même âge qu'elle. Locuste avait l'aspect d'une jeune fille de vingt ans, elle vieillissait très lentement. Depuis ce jour elle avait décidé de vivre seule dans la forêt.
Le bolide dans le ciel l'avait fortement impressionnée : elle avait vu en lui toute une vie qui avait basculée sur son orbite. Son destin était lié à celui de ce voyageur étranger, elle devait l'aider. Elle ne prendrait aucun repos tant qu'elle ne l'aurait pas retrouvé.
Le soleil disparaissait derrière l'horizon, les journées étaient courtes sur cette lune forestière. Elles duraient en moyenne quelques heures. Les nuits étaient longues, trop froides à son goût. L'îlot tournait sur lui-même, il ne suivait pas une course ordinaire autour du soleil. Les animaux sauvages trouvaient facilement leur proie la nuit. Durant celle-ci, nombreux étaient ceux qui se perdaient dans la forêt.
À la tombée de la nuit, Bongo eut froid. Le vent soufflait dans les branches, l'ambiance était sinistre. Il serrait toujours la petite boîte dans ses mains. Il serait si facile de mettre l'un de ces anneaux pour se sentir vraiment en sécurité. Mais il ne devait pas se laisser aller à la facilité.
Le félin était proche de sa victime qui se reposait au bord du fleuve sur un monticule de terre. Bongo se sentit en sécurité en haut de ce petit tertre insignifiant. Le félin mugit de plaisir, dans quelques secondes il serait sur l'innocent pour le dévorer. Puis il prit son élan et bondit sur sa victime qui tomba à la renverse. Locuste intervint et saisit le prédateur par le ventre, le jeta dans le fleuve en furie. Le monstre disparut, happé par les flots. Des reptiles aquatiques profitèrent de l'aubaine pour améliorer leur ordinaire. Bongo n'avait vu qu'une tache rousse arriver sur lui et arrêtée par une main invisible. Il avait protégé sa tête de ses deux mains en attendant un choc qui n'était pas venu. Une voix chaude l'accueillit simplement.

— Bonjour ! Vous devez être un touriste ? Savez-vous qu'il est dangereux de sortir la nuit ?

— Je m'appelle Bongo, je ne visite pas cet îlot et je suis loin d'être un touriste. Je déteste la terre ferme et tout ce qu'il y a autour. Le vert m'oppresse à un tel point que j'en suis malade.

Locuste observait le petit bonhomme d'un air amusé. Il ne se rendait pas compte qu'il avait failli perdre la vie. Les rayons d'une lune proche éclaira une petite zone de l'îlot. À cette saison, les nuages étaient moins nombreux. Regarder la lune était donc un moment privilégié car il permettait de mieux voir la nuit.
Le fleuve étant bien éclairé, les détails étaient donc plus visibles, surtout quant il y avait du danger. Les animaux féroces rodaient toujours autour d'eux. Locuste sortit de l'ombre, s'approcha pour observer son interlocuteur. Ce fut sa curiosité qui la poussa à prendre ce risque. Bongo eu un mouvement de recul, sa tenue vestimentaire l'effrayait. Locuste ne compris pas tout de suite cette méfiance, elle l'avait pourtant sauvé. Elle toucha la peau de félin séchée lui servant de pagne. Locuste effleura de la paume de sa main, les feuilles composant son chemisier. Elle avait toujours eu ces vêtements alors pourquoi cet homme était-il effrayé ?

— Ne craignez rien, je ne suis pas un bandit des bois. Si je voulais attenter à votre vie vous ne seriez plus de ce monde depuis un long moment. Suivez-moi vite avant que d'autres animaux sauvages ne viennent nous dévorer.

Bongo courut derrière Locuste. Celle-ci avait bondi au milieu de la forêt. Elle avait fait un saut de dix mètres sans effort apparent. Locuste s'était arrêtée, elle lui criait de le suivre rapidement. Bongo cacha la boîte contenant les anneaux sous sa toge, son sauveur ne devait pas poser trop de questions embarrassantes avant de savoir qui était vraiment l'élu.


Richard Gehenot, les routes du paradis

Arrivée dans une ère nouvelle

Publié le 10/07/2009 à 19:46 par universmagique
Arrivée dans une ère nouvelle
Nahum et Kira voyaient enfin le bout du pont qui accédait sur une baie luxuriante, abritant le zoo de San Diego. Les arbres semblaient faire plusieurs dizaines de mètres de hauteur avec des troncs d'une taille impressionnante. La forêt était en partie composée de chênes plusieurs fois centenaires qui étalaient leur épaisse frondaison, et des arbustes grimpants s'enroulaient autour d'eux. Le couple remarqua en outre un fouillis de branches brisées et de souches arrachées. Ils durent abandonner leur véhicule à contrecœur, les chemins n'étant praticables qu'à pied. Kira n'était pas rassurée de devoir laisser la voiture, leur seul habitacle pour se protéger. Mais ils n'avaient pas le choix s'ils voulaient trouver rapidement de quoi nourrir Joen. Le bébé ne cessait pas de pleurer depuis une heure et la jeune femme ne produisait pas suffisamment de lait pour pouvoir le nourrir correctement. En sortant de la voiture, l'agréable odeur de champignons et de mousses détendit un instant Kira qui ferma les yeux pour inhaler ce doux parfum effleurant ses narines. Nahum l'observa d'un regard amoureux, apaisé de la voir enfin relaxée. Il ne leur fallait pas perdre leur temps, il la fit donc revenir à la réalité.

— Allez, Kira ! Dépêchons-nous de trouver un refuge avant la tombée de la nuit !

Le couple réussit à s'aventurer sur un chemin praticable. Au bout de deux heures de marche, Kira commença à désespérer de trouver un abri pour la nuit et de quoi trouver à manger pour le bébé. Elle mit les mains en visière, constatant qu'une végétation prolifique s'étendait à perte de vue autour d'eux.

— Es-tu certain que ce zoo existe, Nahum ?
— Arrête de t'angoisser, ma chérie. Nous allons finir par le trouver. Je peux t'assurer qu'il existe réellement. Il s'agit du zoo de San Diego d'après l'hololivre. Le parc animalier se trouverait à l'est du pont que nous venons de traverser.
— Et si nous n'étions pas parvenus là où tu crois ?
— C'est impossible, le GPS fonctionne encore. J'avais programmé notre véhicule pour qu'il nous emmène au zoo. Nous sommes sur la bonne voie.
— Et que sais-tu précisément sur ce parc ?
— Les dernières espèces animales ayant survécu au cataclysme nucléaire ont été mises en sûreté dans d'immenses dômes souterrains pour éviter leur extinction. À la surface, la vie n'était plus possible, comme tu t'en doutes ! Un zoo a donc été reproduit dans les sous-sols en respectant fidèlement les conditions naturelles de l'environnement de la faune et la flore. Nous sommes entrés par là et les animaux ont donc été normalement préservés, mais personne ne doit s'occuper d'eux. Il faut être prudent pour ne pas finir en repas.

Le couple continua à marcher au milieu des arbres gigantesques jusqu'à ce qu'ils tombent sur le coude d'une rivière qui formait un petit bassin. Puis ils longèrent le cours d'eau qui les conduisit près d'une cascade se déversant le long de l'entrée d'une grotte. Nahum s'approcha de celle-ci et se faufila à l'intérieur. Après avoir balayé du regard la grotte, il fit signe à Kira de venir. La jeune femme qui portait le bébé dans ses bras, escalada avec précaution les rochers et elle dût faire un saut pour rejoindre Nahum qui lui tendait la main. Ils pénétrèrent à l'intérieur d'une immense voûte souterraine dont les parois étaient recouvertes d'une multitude de petits cristaux. Puis ils parcourent plusieurs galeries éclairées par de petites veilleuses installées au plafond.

— Cet endroit doit être habité pour être balisé de la sorte ! fit remarquer Kira.
— Pas forcément. Tu sais bien que les lumières sont alimentées par des batteries qui se rechargent grâce à l'énergie solaire.

Le couple longea plusieurs galeries et arriva devant une immense porte blindée avec un hublot en verre armé. Nahum resta un moment devant celle-ci, perplexe. Il se frotta le menton, cherchant le mécanisme d'ouverture. Il finit par remarquer sur le côté un renfoncement dans lequel était glissé un petit boitier ressemblant à une commande d'ouverture manuelle. Nahum la dégagea et appuya sur l'unique bouton. La porte blindée s'ouvrit doucement en grinçant. Nahum et Kira franchirent le seuil avec précaution. Ils n'avaient aucune idée de ce qui les attendait derrière. La première chose qui s'offrit à eux fut une gigantesque cavité d'une profondeur phénoménale.
— Où sommes-nous arrivés ? demanda Kira, intriguée, en balayant les lieux du regard.

— Regarde ! s'exclama Nahum en montrant un plan affiché sur la porte blindée.

Le couple s'approcha et découvrit qu'ils étaient parvenus à l'entrée du zoo tant réputé de San Diego. Le plan montrait les différentes ailes aménagées du parc, classées en cinq catégories : les poissons, les amphibiens, les reptiles, les oiseaux et les mammifères. Ils constatèrent, découragés, que la section réservée aux mammifères était la plus éloignée. Il leur fallait dans un premier temps traverser l'immense passerelle suspendue au dessus du gouffre. Le ponton suspendu ne rassura pas Kira lorsqu'elle posa le pied sur celui-ci. Il se mit à tanguer de gauche à droite et il n'était composé que de simples lattes en bois maintenues les unes aux autres par une corde qui semblait avoir subi l'usure du temps. Une rampe en piteux état était le seul moyen de protection pour se protéger du précipice aux rapides regorgeant de crocodiles.

— Veux-tu que je me charge de Joen ? demanda Nahum en voyant l'air affolé de Kira qui serrait nerveusement la tête du bébé contre elle pour le préserver du danger.
— Non, tout va bien, répondit la jeune femme en se forçant à sourire.

Nahum l'emmitoufla dans une longue étoffe de coton et l'enroula autour de Kira pour qu'elle ait les mains libres. La traversée du pont d'une longueur d'une centaine de mètres fut longue et éprouvante. Kira dérapa à plusieurs reprises sur les lattes, mais elle s'obstina à chaque fois, refusant de donner Joen à Nahum pour qu'il le porte. Le cœur de Nahum battait très fort à l'idée de perdre sa femme et son fils. C'est avec un grand soulagement qu'ils arrivèrent enfin de l'autre côté de la rive. Quand ils regardèrent derrière eux, ils songèrent que le retour serait tout aussi laborieux que l'aller. Pour le moment, leur principale préoccupation était de nourrir le bébé dont les hurlements se faisaient de plus en plus stridents. Kira décida de faire une halte pour lui donner un peu de son lait. Elle en avait peu si bien que l'enfant ne fut pas repu. Il continua à gémir. Nahum massa les épaules de Kira pour la détendre tout en lui parlant.

— Ne t'inquiète pas, ma chérie. Nous sommes sur la bonne voie, nous allons finir par trouver ce que nous cherchons.
La jeune mère tourna la tête vers Nahum tout en maintenant celle de son fils.
— L'aile réservée aux mammifères est à l'autre bout de ce parc ! Nous sommes loin d'être arrivés.

Le couple quitta la passerelle et pénétra par un long tunnel de verre dans un important complexe divisé en plusieurs bassins et aquariums regroupant différentes variétés de la faune marine. Nahum et Kira restèrent interdits face aux aquariums derrière lesquels nageaient des poissons aux formes et aux couleurs inédites. Ils se demandaient qui pouvaient bien les nourrir. Kira avait toujours pensé que les poissons étaient principalement gris. Mais là, ils se déclinaient dans toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, leur taille variait d'une espèce à l'autre... c'était incroyable ! La jeune femme était si émerveillée par ces trésors qu'elle en oublia un instant les raisons de leur venue en ces lieux. Le petit Joen avait fini par se calmer en sentant sa mère se détendre.

— Ne perdons pas de temps ! insista Nahum. Nous pourrons revenir observer ces poissons plus tard une fois que nous aurons trouvé du lait.

Kira jeta un dernier regard au dauphin qui faisait un ballet en son honneur en les arrosant.

— Tu as vu ses yeux, Nahum ? On dirait qu'il essaie de communiquer avec nous.
— J'ai lu dans les hololivres que les dauphins étaient des êtres très intelligents qui s'entendaient bien avec les humains. C'est vrai qu'il a un air attachant. Il donne l'impression de nous sourire en permanence.

Le couple quitta à contrecœur le dauphin. Seul Joen était content de reprendre la route. L'enfant n'aimait pas les positions stationnaires de ses parents, cela le rendait nerveux. Une fois qu'ils eurent quitté l'immense complexe marin, ils pénétrèrent dans une section très différente de la précédente consacrée aux amphibiens. Ils la traversèrent rapidement et entrèrent ensuite dans un nouveau complexe dont la température et l'humidité les saisirent à la gorge. Il faisait très chaud, c'était étouffant. La lumière artificielle aussi était agressive, ce que le bébé ne manqua pas de faire remarquer en poussant des cris à percer les tympans. Kira eut beau tenter de le calmer en le berçant, rien n'y fit. Joen montrait clairement qu'il ne se plaisait pas parmi les reptiles. Le couple aurait pourtant aimé regarder ces petits animaux à la tête curieuse et au corps recouvert d'écailles. Ce monde était si fascinant !

— Joen sait s'affirmer ! s'exclama Nahum en riant.
— C'est bien le fils de son père ! rétorqua Kira en lui faisant un clin d'œil.

Le département suivant les impressionna encore plus que les précédents. Il s'agissait d'un espace réservé aux oiseaux. Kira et Nahum reconnurent certaines espèces qu'ils avaient déjà rencontrées sur l'île, mais les voir voler ainsi dans les immenses volières donnait un effet saisissant. Ils se déplaçaient par dizaines dans les airs en entonnant des chants mélodieux, puis se perchaient sur une branche d'arbre, gonflant fièrement leur poitrail. Ils se mettaient alors à pépier de façon assourdissante. L'arrivée des trois humains les intriguèrent. Ils se tinrent tous alignés aile contre aile, observant les nouveaux visiteurs d'un œil alerte. Kira fut sous le charme d'un perroquet au plumage bleu dont l'abdomen était jaune et la gorge noire. L'oiseau la fixait sans bouger sur une maisonnette en bois.

— Tu as vu les traits noirs sous ses yeux ? On dirait qu'il est maquillé ! Et ce bec, un vrai crochet ! En voilà un autre ! s'extasia Kira en frappant des mains comme une petite fille. Celui-ci est rouge ! Comme la nature est belle ! Pourquoi ne sommes-nous pas à l'image de tous ces êtres ?
— Pourquoi ? Tu aimerais être recouverte de plumes comme eux ?

Kira pouffa de rire. Elle se dit que les animaux étaient mieux dotés que les humains qui devaient se vêtir de vêtements pour paraître élégants. Eux possédaient une parure naturelle comme le plumage ou la fourrure.

— Viens, Kira ! Nous allons enfin arriver dans le département des mammifères et trouver du lait pour Joen. Il a faim ma chérie. Tu auras tout le temps d'admirer ces charmants oiseaux une fois que notre fils sera rassasié.

Corinne VOMSCHEID, Un zoo au paradis